10 ans de rêve ensemble
7 février 2010

» cependant mon cœur reste parfumé du souvenir de ces frais jasmins… «
Hallaj
5 février 2010
visage interdit
1 février 2010

touchée par ce texte qui pose une nouvelle fois la question:
qu’est-ce qu’une rencontre? que partageons-nous à ce moment?
que partageons-nous maintenant?
Lettre à celles qui portent volontairement la burqa par Elisabeth Badinter
Après que les plus hautes autorités religieuses musulmanes ont déclaré que les vêtements qui couvrent la totalité du corps et du visage ne relèvent pas du commandement religieux mais de la tradition, wahhabite (Arabie Saoudite) pour l’un, pachtoune (Afghanistan, Pakistan) pour l’autre, allez-vous continuer à cacher l’intégralité de votre visage ?
Ainsi dissimulée au regard d’autrui, vous devez bien vous rendre compte que vous suscitez la défiance et la peur, des enfants comme des adultes.
Sommes-nous à ce point méprisables et impurs à vos yeux pour que vous vous nous refusiez tout contact, toute relation, et jusqu’à la connivence d’un sourire ?
Dans une démocratie moderne, où l’on tente d’instaurer transparence et égalité des sexes, vous nous signifiez brutalement que tout ceci n’est pas votre affaire, que les relations avec les autres ne vous concernent pas et que nos combats ne sont pas les vôtres.
Alors je m’interroge : pourquoi ne pas gagner les terres saoudiennes ou afghanes où nul ne vous demandera de montrer votre visage, où vos filles seront voilées à leur tour, où votre époux pourra être polygame et vous répudier quand bon lui semble ?
En vérité, vous utilisez les libertés démocratiques pour les retourner contre la démocratie. Subversion, provocation ou ignorance, le scandale est moins l’offense de votre rejet que la gifle que vous adressez à toutes vos sœurs opprimées qui elles, risquent la mort pour jouir enfin des libertés que vous méprisez.
C’est aujourd’hui votre choix, mais qui sait si demain vous ne serez pas heureuse de pouvoir en changer.
Elles ne le peuvent pas.
Pensez-y.
aujourd’hui en valise
29 janvier 2010

Nilda
24 janvier 2010
hier soir tu es passé par là…
concert de Nilda Fernandez… mon regard allumé par la spontanéité, la poésie, par ce nomade insaisissable étrangement amoureux… à la mémoire d’un chien andalou

y yo oigo el canto de la lombriz
en el corazón de muchas niñas

dans la pénombre, en entendant ta voix, je trace un autre chemin dans le pays des âmes

la flamme a jailli de mon cœur qui jusque là se consumait lentement…

à toi qui voulais surgir de la trappe tel un fou de sa boîte
voilà voilà
17 janvier 2010

salut Mano
12 janvier 2010
impressions catalanes
4 janvier 2010
de la tombe de Gala à la Calella, du vent des routes au flanc de Montgri, des reflets de l’ onyar aux fracas de la cavalcade, les contrastes catalans me charment et m’inspirent, secouent salutairement les fondements de ma culture protestante, me ressuscitent simplement à chacune de nos retrouvailles…

château de Pubol
la tristesse me saisit… je me demande pourquoi il n’est pas là… pourquoi ses os ne sèchent-ils pas à côté des siens… un énorme bouquet de lys comme excuse ostentatoire…
la girafe veille et ses larmes oniriques sont bien plus sincères

finir la journée dans une gare où le train ne viendra pas… où les voyageurs ont le plaisir d’attendre pour rien…


Font Picant dont les mets procurent une patience infinie…
et pour la petite histoire, si vous voulez en savoir plus sur ce monsieur attablé …
celui à l’ordinateur juste en-dessus…

SALVEU-ME ELS ULLS
poème de Miquel Marti i Pol
Salveu-me els ulls quan ja no em quedi res.
Salveu la mirada; que no es perdi!
Tot altra cosa em doldrà menys, potser
perquè dels ulls me’n ve la poca vida
que encara em resta, i és pels ulls que visc
adossat a un gran mur que s’enderroca.
Pels ulls conec, i estimo, i crec, i sé,
i puc sentir i tocar i escriure i créixer
fins a l’altura màgica del gest,
ara que el gest se’m menja mitja vida
i en cada mot vull que s’hi senti el pes
d’aquest cos feixuguíssim que no em serva.
Pels ulls em reconec i em palpo tot
i vaig i vinc per dins l’arquitectura
de mi mateix, en un esforç tenaç
de percaçar la vida i exhaurir-la.
Pels ulls puc sortir enfora i veure llum
i engolir món i estimar les donzelles,
desfermar el vent i aquietar la mar,
colrar-me amb sol i amarar-me de pluja.
Salveu-me els ulls quan ja no em quedi res.
Viuré, bo i mort, només en la mirada.
la dernière de la lune
2 janvier 2010
comme première de l’année?
La nuit solitaire s’étend sur le sentier; l’aurore sommeille derrière les collines pleines d’ombre; les étoiles muettes comptent les heures; la lune pâlie baigne dans la nuit profonde.
Oiseau, ô mon oiseau, écoute-moi, ne ferme pas tes ailes.
« Le Jardinier d’amour » Rabindranath Tagore

un verre de thé
18 décembre 2009

La force t’habite, mais tu ne la connais pas. Pour la découvrir, il te faut un catalyseur. Le jour où tu comprendras tout ceci, tu riras, mais entre-temps je veux bien remplir le rôle de stimulant. Je ris déjà et attends le jour où tu nous rejoindras dans la grande hilarité cosmique.







